lundi 18 février 2013

Le Belge : un Survivaliste en devenir ???

Je crois que l’on ne peut parler uniquement des « Survivaliste » sans parler des « Preppers » qui est un terme plus politiquement correcte que « Survivaliste » qui se retrouve associé le plus souvent à des termes peu glorifiant même très péjoratif limite insultant et diffamatoire.
Vol West le "Pape du Survivalisme"
J’aime la définition du survivalisme par Vol WEST … et d’ailleurs je compte reprendre quelques passages de Vol qui exprime le mieux, à mon avis, ce pourrait être le « survivaliste idéal » en Belgique.
Celui qui pourrait se fondre dans la masse tout en pratiquant son « mode de vie » sans avoir cette étiquette péjorative de « fou de l’apocalypse » ou « militariste extrémiste »


Drapeau de la tribu des Nez-Percés
Vol West: « Un survivaliste, est tout simplement une personne qui, comme le Nez Percé, est prévoyant. Aujourd'hui, cette prévoyance n'est plus seulement liée à l'hiver ou toutes autres contraintes environnementales…aujourd'hui, le survivaliste doit prendre en compte la totalité de notre univers…univers devenu extrêmement complexe. Cette complexité, est inévitablement source de dépendance. Ce sont nos réseaux électriques, nos systèmes de distribution, nos énergies, nos économies, la production de notre nourriture…bref, tout ce qui, tel un ventilateur de soins intensifs, maintient la vie telle que nous la connaissons aujourd'hui. Admettons-le, nos vies "civilisées" sont un labyrinthe de dépendances plus ou moins évidentes, plus ou moins importantes. »


La phrase que je retiens : « …tel un ventilateur de soins intensifs… » ! Mais que se passera-t-il si l’alimentation électrique sur laquelle est branché se dispositif se coupe ? Vous allez me dire qu’il y aura un groupe électrogène pour prendre le relais … oui et après … groupe électrogène à énergie fossile ou solaire ?
Voilà ce qui fera la différence entre un prévoyant et un survivaliste … La dépendance est chose qui nous pourri la vie, l’alcool, la drogue, le sexe et l’argent sont les plus connues mais il y a aussi l’internet, le téléphone, la TV...
Pour cette dernière, j’en ai plus depuis plus de 4 ans et je m’en porte plus mal, je « sélectionne » mes informations, les « tries » et je « conclus » moi-même avec ma propre analyse.
Nos grands-parents savaient encore être « indépendant » de la société moderne de surconsommation, cette nouvelle vie nous est arrivée directement des Etats-Unis d’Amérique au moment de la libération de l’Europe contre l’envahisseur Allemand.


L’Europe n’était pas prête à ses bouleversements et cette arrivée massive d’inventions qui allaient changer fondamentalement le quotidien de millions de familles, rendant dépendant des « facilités » offertes tel que :

-          Le frigidaire

-          La machine à laver

-          Le grille-pain électrique

-          Le chauffage électrique

-          …

Vol West: « Quand mes grands-parents se préparaient à l'invasion de Paris par l'armée Allemande durant la seconde guerre mondiale, quand ils se préparaient à l'hiver, quand ils avaient un stock de nourriture, quand ils réparaient leurs outils, quand ils faisaient de la cueillette et de la chasse pour complimenter leur jardin et qu'ils étaient financièrement conservateurs…ils étaient des survivalistes.

Ils travaillaient à leur indépendance et leur liberté. Ils n'étaient pas des victimes de leur environnement, ou dépendant à 100% de nos systèmes de support…ils étaient des adultes responsables.
Personne à cette époque n'aurait eu l'idée de pointer du doigt leur manière de vivre et d'appréhender ce monde…parce que tous vivaient plus ou moins ainsi.
Avoir quelques mois de réserves de nourriture était normal, avoir une arme à feu était normal, et anticiper l'hiver et le manque était…normal, pour ne pas dire logique. »
Revenons à une vie plus « simple », plus près de la nature, celle qui nous nourrit ! Croyez-vous que c’est l’industrie agro-alimentaire qui vous nourrit ? Regardez simplement ou ils puisent leur matière première… Vous comprendrez aisément que l’on peut, à notre niveau, faire tout autant qu’eux et même mieux en respectant notre environnement et quand on le fait, il nous le rend bien.
Entretenez correctement votre sol et vous verrez le résultat à vos récoltes, c’est « donnant-donnant » … N’oubliez pas le composte (rien de se perd, rien ne se crée, tout se transforme –Lavoisier), ce que vous prenez à la Terre, rendez-lui en une partie, celle que vous n’utilisez plus ou pas.
Mais revenons à la définition de Vol West, un élément qu’il reprend sur le survivalisme venant du dictionnaire :
« La définition même du mot "survivaliste" qui s'inscrit dans nos dictionnaires, est une définition qui renforce l'idée que le terrain psychologique du survivaliste est bancale, et que son intention n'est centrée qu'autour d'un événement catastrophique particulier. Il est plus ou moins ici gouverné par une peur irrationnel d'un événement qui est peu probable et dramatique.

Survivaliste :

Adjectif singulier invariant en genre.
1-Relatif à un mouvement américain préparant la survie après un éventuel holocauste nucléaire.

Nom singulier invariant en genre.
2-Adepte d'un mouvement américain préparant la survie après un éventuel holocauste nucléaire.
Je comprends des lors en lisant cette définition simpliste et obsolète, que nous soyons ici dans l'effort d'adopter de nouveaux termes pour désigner un rapport au monde qui n'est pas d'un conformisme aveugle, mais d'une conscience qui s'organise et se responsabilise.

Le fait est, que le survivalisme a énormément évolué depuis son apparition aux USA durant la guerre froide. Le survivalisme n'est plus un mouvement américain, mais un mouvement mondial…et les survivalistes ne se préparent plus à la survie après un éventuel holocauste nucléaire, mais travaillent à prévenir, réduire et éliminer des tensions toujours plus complexes. »

Et oui ! Il est grand temps que cette définition soit changée et adaptée et la réalité actuelle.



 
Pour la Belgique, ça risque de ne pas être simple … Avec la Constitution et les Lois très restrictives, on se retrouve vite devant un mur et si on le franchit, c’est la Loi qui nous attend derrière par contre, si on se balade sur ce mur ou redescente de celui-ci par ou on est monté, on reste dans la légalité.

On m’a toujours dit quand la situation était tendue : « prend du recul, et tu auras une meilleur vue d’ensemble », je crois sincèrement que nous en sommes là. Et si je suis le conseil que ma femme me donne souvent: "quand tu es pressé commence par t'assoir" comme quoi, il faut parfois écouter sa femme ...


En Belgique, nous sommes déjà sous 3 niveaux de pouvoirs, dont un niveau qui se subdivise en 3 :


La pyramide de l'ancien État unitaire a laissé la place à un système plus complexe à trois étages, mis en place par la réforme de l'État.

L'étage supérieur est occupé par l'État fédéral, les communautés et les régions qui sont tous trois égaux en droit. Ils interviennent donc sur un pied d'égalité mais dans des domaines différents.

L'étage immédiatement inférieur est toujours occupé par les provinces. Mais au lieu d'être soumises, comme avant la réforme, à l'État central, elles doivent agir dans le cadre des compétences fédérales, communautaires ou régionales en étant subordonnées à toutes les autorités supérieures.

A la base de l'édifice, on trouve encore les communes, qui sont les lieux de pouvoir les plus proches du citoyen. Elles aussi, comme les provinces, sont soumises aux autorités supérieures. Selon les compétences exercées, elles relèvent donc soit de l'État fédéral, soit de la communauté, soit de la région. Elles sont financées et contrôlées en ordre principal par les régions.

Et voilà ! … je crois que maintenant on peut commencer un véritable travail de « fond » en connaissance de cause.
Comment « nager » parmi ses différents niveaux de pouvoir et comment éviter de s’y confronter directement sera le thème de mon prochain article. Il sera consacré à une base de connaissance légale que tout « survivaliste » vivant en Belgique devrait connaître.

« DURA LEX, SED LEX »
La Loi est dure, mais c'est la Loi.

10 commentaires:

  1. Ben déjà on ne s’étale pas avec armes et bagages sur le net et puis pour vivre heureux il faut vivre caché comme le dit l'adage et enfin il y a d’autres réseau pour partager, donc à méditer .... ;-)

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  2. Merci pour ton commentaire, ce qu'on oublie beaucoup en Belgique même en Europe, c'est la différence de mentalité et de loi par rapport au USA.

    Ici tout est "cadré" même trop, l'individu est sous contrôle pour l’intérêt du groupe sociétal ...

    Il n'est donc pas possible de faire ce qu'il se fait ailleurs, il faut obligatoirement remettre en question et adapter leur techniques à nos besoins.

    Vivre caché c'est bien mais cela attire encore plus la curiosité ... Nous n'avons pas besoin de nous cacher, il faut simplement vivre dans les règles et surtout les connaître ... Ça aide très bien ! ;-)

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  3. bonjour , le belge pense qu'il n'y aura jamais de raison pour faire du survivalisme , mais moi je préfère être prêt pour rien , que d'être le bec dans l'eau et m'en mordre les doigts

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  4. Bonjour,
    J'ai l'impression que nos pays dit "démocratique, libre" ne le sont pas du tout.
    À part payer des impôts, ramener notre gueule entre potes le soir à l'apéro, refaire le monde en rêve.
    On a que peu de liberté, on a pas le droit de faire de la randonnée, sauf à la journée.
    La nuit c'est retour à la maison. Un vrai couvre-feu.
    Alors, à part contourner la loi...
    Perso, je suis respectueux de la nature, de ce qui m'entoure etc, et je reste discret.
    Je suis débutant pour ce qui est de ma préparation resiliente.
    Et je ne me laisserai pas mener par le bout du nez.
    Y a t'il des, survivalistes , résilients, prévoyants, groupes FB, ou autres dans le sud du pays?
    Merci à vous.

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    1. oui en province de Liège de de Luxembourg

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  5. Merci Chris, j'ai fait quelques recherche depuis.
    Trouvé pas mal "d'illuminé" mais aussi de très sérieux.

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  6. Je vais me permettre de vous donner mon avis personnel sur ce qu'est un véritable Survivaliste, c'est une personne qui indépendamment des autres peut trouver des solutions à ses problèmes. Il peut être intéressant d'aller fouiller sur les sites et blogs de Survivalistes mais il faut faire sa propre opinion et éviter de boire les paroles de certains Survivalistes qui ont l'art de se faire passer pour des gourous ...

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  7. Salut Frederic, c'est exactement ça, mais faut un début a tout pour se faire son opinion et tracer sa voie.

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  8. Bonjour à toutes et tous,

    hier j'ai regardé un documentaire sur le survivalisme au quebec et voilà le pourquoi je suis ici en ce moment.
    je m'explique je me rend compte qu'ils serait bon de ce préparé a ce genre d'incident que ce soit coupure de courant durant plusieurs jours, semaine , mois... et je rejoint les dire de Frédéric Navez sur le faite que nous devons nous même trouver une solution a tous probklème mais j'aimerais rajouté qu'etant de belgique si gratuitement il y a des sortie organiser ou des visite de lieux . je serais partannt poiur avoir des informations.

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